L'argent européen pour Chartres et record Suisse au Cadre 71/2

Xavier Gretillat Montag/Lundi, 1. Avril 2019 von/par Xavier Gretillat

L'argent européen pour Chartres et record Suisse au Cadre 71/2

Du 29 au 31 mars 2019, le club de Douarnenez organisait la finale de la Coupe d’Europe par équipes aux jeux de série, à savoir les deux cadre 47/2 et 71/2 et la bande. Cinq équipes ont gagné leur place en qualifications européennes pour rejoindre l’équipe tenante du titre et organisatrice, Douarnenez-Valdys. C’est donc dans leur amphithéâtre, un magnifique club doté de gradins permanents, permettant de voir les jeux en hauteur, que les meilleures équipes européennes se sont disputées le titre.

Du 29 au 31 mars 2019, le club de Douarnenez organisait la finale de la Coupe d’Europe par équipes aux jeux de série, à savoir les deux cadre 47/2 et 71/2 et la bande. Cinq équipes ont gagné leur place en qualifications européennes pour rejoindre l’équipe tenante du titre et organisatrice, Douarnenez-Valdys. C’est donc dans leur amphithéâtre, un magnifique club doté de gradins permanents, permettant de voir les jeux en hauteur, que les meilleures équipes européennes se sont disputées le titre.

Dans le premier groupe, les hostilités ont débuté entre Douarnenez et Chartres, avec la victoire de juste pour les tenants du titre 4 à 2. Gérimont a profité d’une faiblesse de départ de Swertz pour gagner en 250 à 26 en 4 reprises, alors que Soumagne a battu Gretillat 200 à 161 en 4 reprises, et Le Deventec a devancé d’une très courte distance Justice, 120 à 116 en 15 reprises. Au second tour, Douarnenez a obtenu son ticket pour les demi-finales en écrasant le club allemand Meklinde 6 à 0, Swertz reprenant le chemin du succès en 2 reprises, alors que Soumagne a eu besoin de 9 reprises pour réaliser la distance, et 20 reprises pour Le Deventec. Puis c’était au tour de Chartres de se qualifier en demi-finale en battant Merklinde 5 à 1, victoires de Gérimont 250 à 7 en 4 reprises, de Gretillat 200 à 0 en 1 reprise, et égalité de Justice 120 à 120 en 20 reprises.

Dans le second groupe, Oissel s’est incliné face à l’équipe hollandaise ABC Afferden, grâce à une belle performance de l’ancien champion du monde à la bande Bongers qui a pris le dessus sur Petit 120 à 33 en 7 reprises, et aussi à cause de la contre-performance de Legros qui s’est incliné 200 à 64 en 11 reprises contre Timmers. Seul Martory a rapporté deux points de match à Oissel en gagnant contre Van Bochem 250 à 48 en 8 reprises. Au second tour, les hollandais ont subi la tornade allemande du DBC Bochum. Le prodige Van Etten a explosé Van Bochem 250 à 28 en 2 reprises, Nockemann a vaincu Timmers 200 à 71 en 7 reprises, alors que Havlik a battu Bongers 120 à 60 en 14 reprises. Au troisième tour décisif, les allemands ont confirmé leur statut de prétendant au titre sans vaciller contre Oissel. Van Etten n’a fait qu’une bouchée de Martory, 250 à 1 en 1 reprise, Nockemann profitait de la petite forme de Legros 200 à 139 en 7 reprises, seul Petit apportait la victoire à Oissel contre Havlik 120 à 67 en 6 reprises.

Dans la première demi-finale, les tenants du titre Douarnenez n’ont pas rencontré de difficulté contre les hollandais de ABC Afferden. Swertz a battu Van Bochem 250 à 33 en 3 reprises, Soumagne a réalisé une belle partie en 3 reprises contre Timmers, 200 à 72. Et donc le match entre Le Deventec et Bongers a été stoppée alors que le hollandais donnait la fessée au français 107 à 31.

Dans la seconde demi-finale, tension maximum. Van Etten donne la première victoire à son équipe en battant à une vitesse folle Gérimont 250 à 228 en 2 reprises. Alors que rien ne semblait arrêter l’allemand Nockemann à la reprise égalisatrice, il a craqué à seulement 4 points de la fin, laissant la marque en faveur de Gretillat 200 à 196 en 4 reprises. Tout s’est donc joué dans la partie au coude à coude entre Justice et Havlik, ce dernier s’inclinant finalement 120 à 95 en 15 reprises.

En finale, le premier à terminer son match a été Swertz … le hollandais a réalisé la partie parfaite en 1 reprise, 250 à 19, Gérimont ne parvenant pas à égaliser. Au cadre 71/2, c’est le suisse Gretillat qui a remis les deux équipes à égalité en gagnant contre Soumagne 200 à 96 en 3 reprises. La tension était à son comble pour cette partie décisive à la bande, et c’est finalement le joueur local de Douarnenez, Le Deventec, qui a apporté la délivrance à tout son public en gagnant contre Justice 120 à 94 en 13 reprises.

Double champion de France, et désormais double champion d’Europe. Douarnenez fait le plein de titre avec cette équipe que rien ne semble arrêter. Quant à Chartres, elle se réveille dans cette finale de Coupe d’Europe pour s’arrêter à un cheveux du titre, alors qu’elle luttera contre la relégation en championnat de France.

« Pour ma part, que dire… Il faut d’abord préciser que j’ai durement travaillé pour combattre certains problèmes responsables de mes mauvaises performances cette saison. Et là, je sais que je tiens le bon bout, ce qui est plutôt positif vu les échéances à venir. Commençons donc par le début.

Ce premier match contre Soumagne que je je perds, la faute à cette magnifique série, très maîtrisée, très académique, mais qui s’arrête. Et durant cette série, une coupure, un changement de côté, mais jamais de perte de maîtrise. Vraiment beau, mais trop court. Pierrot, lui, c’est dans ces moments motivants qu’il dit lui-même être le plus performant. Il termine son match juste après, et moi, pourtant confiant, je ne parviens pas à égaliser. Déception pour moi, mais quand même une bonne dose de confiance sur les billes de près, avec quand même un changement de côté.

Au second match, la partie soi-disant parfaite parce que une seule reprise… mais en réalité loin d’être parfaite. Alors cette fois, toujours de la maîtrise dans le petit jeu, mais uniquement sur des phases plus courtes, ce qui m’oblige à beaucoup voyager sur des nombreuses phases de demi-distance. Et c’est ma seconde satisfaction après cette maîtrise du petit jeu, c’est cette performance dans la demi-distance où j’ai voyagé plusieurs fois d’un côté à un autre, où je suis carrément resté dans le centre du billard, sans jamais perdre la main, le tout dans une demi-distance relativement bien maîtrisée. Et en plus, cette fois, jusqu’au bout. Je n’ai pas vacillé, j’ai fait mes 200 points !

Au 3ème match avec Nockemann, il me distance au début de la partie, mais je reviens et je termine même dans la même continuité des deux parties précédentes, avec une petite tension supplémentaire pour l’enjeu de cette qualification en finale, et avec une petite difficulté supplémentaire pour le profil difficile à jouer de mon adversaire. D’ailleurs, comme un morpion bien accroché, il a bien failli égaliser s’il n’avait pas craqué à 4 points de la fin.

En finale, face à Soumagne, même protocole, même lignes directrices, même sérénité, même détermination. Une belle partie en 3 coups. Deux séries qui ont alterné du beau jeu de près et de la récupération maîtrisée de demi-distance.

Voilà, d’habitude, je me flagelle, je me critique, je me déteste parfois, là je profite… certes je peut faire mieux, j’ai commis des erreurs, mais j’ai quand même battu de peu mon record à 63.41 de moyenne générale (avant c’était 60.00), j’ai fait une partie en un coup, et j’ai mis dans toutes mes parties la manière pour jouer ces séries… alors pour cette fois, je suis content. Si, si, vous l’avez bien lu, je suis content. Je reviens de loin, j’avais vraiment de la peine, mais mon travail semble payer, au moins pour cette fois, alors je suis content.

Je voudrais aussi adresser mes félicitations au club de Douarnenez pour leur performance et leur organisation, vous avez une sacré équipe de joueurs et de bénévoles et de magnifiques locaux. Ceci étant dit, M. le Président, je ne manque pas de « discernement » lorsque ma compagne se voit refuser l’entrée de la salle sous prétexte que toutes les places ont été réservées, alors qu’il y avait plus de 20 places assises de libre durant mon match. Une première en plus de 150 organisations… Mais je vous remercie d’avoir trouvé une solution, j’ai entendu vos excuses et je sais que vous saurez mieux faire pour la prochaine édition, qui se déroulera quoi qu’il arrive sans chartrains.

Je tiens à remercier mes camarades d’équipes, mes amis, et tous les supporters qui nous soutiennent. Je ne sais pas ce que va devenir cette équipe, mais je suis fier d’y être et je sais qu’on est capable de grandes choses. »

Article copié de https://xaviergretillat.com

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